Vallons de Saoubiste
Par G P, lundi 9 novembre 2009 à 21:12 :: Neige :: #150 :: rss
Vallée d'Ossau (64)
Ahhhhhh, la voila la première belle sortie :-).
Elle accompagne la première vraie grosse "pétée" (copyright Scream), avec des cumuls impressionnants, atteignant facilement le mètre vers 1800m.
Hier c'était la vraie journée des cochons, ceux qui n'ont pas peur de brasser dans la fraiche, dans la poisse, tout ça pour le plaisir de se rouler dans la grosse poudre...
A côté, je suis un petit joueur : j'attends sagement le créneau.
Faut dire que j'aime bien le soleil, c'est plus zoli sur les photos :-).
Profitant d'une visite professionnelle en Ossau, la route (et le soleil...) m'attirent inexorablement vers le fond de vallée.
Je savais que le Pourtalet était fermé, c'est donc logiquement que je me suis garé à Pont de Camps, direction Saoubiste.
Quelques traces de ski et de craquettes devant moi, le chemin est damé, tant mieux.
La montée sera en mode douche : les températures et le soleil déchargent les branches des arbres, et je me ramasse tout sur le crane !
La neige est alourdie par la douceur, mais ça monte bien.
Au franchissement du ruisseau, avec le passage en versant nord, changement d'ambiance : brassage !
Malgré la trace, ça enfonce, ça ne porte pas : le sourire commence à pointer vers les oreilles.
A la sortie du bois, changement d'ambiance : le vent souffle fort, la neige est très travaillée, bien portante.
Devant moi ne restent que les traces de montée de craquettes, et 4 traces de descentes de snowboard.
Au-dessus de la cabane de Saoubiste, plus aucune trace, le bonheur.
Le travail du vent permet aux skis de bien porter, je ne me fatigue pas.
Le secteur est magnifique, l'ambiance terrible.
Je remonte le large vallon, continue en direction du Chérue puis oblique plein Sud sur un passage raide qui permet de rejoindre les derniers vallons entre pics de Pombie et de Saoubiste.
Là je me rends compte que je ne vais pas pouvoir aller beaucoup plus loin....
Le vent violent a complétement dégarni les rochers, du coup même si ça passe à la montée, ce sera inskiable à la descente.
J'essaie de forcer un premier ressaut, et m'arrête à son sommet, pas la peine de s'acharner, d'autant plus qu'ici quelques requins pointent leur aileron !
Passage éclair en mode descente (merci Nico pour la technique, sans déchausser les skis ça va quand même vachement plus vite !), et c'est parti pour 750 m de plaisir !
Ce n'est pas la grosse poudre, mais une petite couche de fraiche déposée sur une neige compacte : hyper plaisant à skier !
Du coup, ça enchaine en grandes courbes, et je suis déjà à la cabane...
A l'entrée du bois, je retrouve la grosse poudre.
un peu de "gavage", "d'enflammage", et c'est la chute.
Un ski disparait...
15 minutes à brasser en cochon-style, il me semble alors que c'est le coin le plus enneigé de tout le bois...
Le bâton (125 quand même) rentre en entier sans que je puisse toucher le fond.
Dépité, je me retourne vers l'aval, et j'aperçois ma planche droite sur le flanc, 5 mètres plus bas.
Ouf, la journée n'est pas gâchée.
Encore une bonne dose de poudre, le ruisseau, et je récupère une neige humide, en gros grains, pas aussi compacte qu'il y a 2 semaines, en tout cas pas si dégueu à skier.
Je suis le thalweg jusqu'aux pistes de skis de fond : c'est la zone la moins arborée et toujours vierge !
Retour à la voiture avec la banane, pour un moment je pense 
Toujours la chienlit avec cet appareil photo, il aime vraiment pas les forts contrastes et la neige...
Par contre, un essai qui me semble concluant, la caméra embarquée : l'appareil photo fixé sur la sangle poitrine du sac, ça rend pas mal !
Commentaires
1. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:41, par toys'r us
2. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:52, par Greg
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